Test de morphologie et VLEP

Posté par consultantformateurpreventeur le 16 novembre 2014

MARC DESPLAT EXPERT AMIANTE

 

Suivant le rapport de l’AFSSET 2009

(L’Afsset, s’appuyant sur les conclusions du rapport d’expertise collective du Comité d’Experts

Spécialisés (CES) « Expertise en vue de la fixation de valeurs limites à des agents chimiques

en milieu professionnel », considère que : étant donné que toutes les variétés minéralogiques de fibres d’amiante connues et

commercialisées sont susceptibles d’induire un cancer chez l’homme par inhalation, il n’y a

pas lieu de les différencier en vue de la recommandation d’une valeur limite d’exposition

professionnelle. étant donné le potentiel cancérogène des fibres fines d’amiante, cette classe dimensionnelle

est à inclure pour la mesure des niveaux d’empoussièrement en milieu de travail ; étant donné que la limite de 5 micron

de longueur pour différencier une fibre « courte » (L < 5 micron) d’une fibre « longue » (L> 5 micron) ne repose pas sur des données scientifiques

d’innocuité démontrée, la cancérogénicité des FCA, même si elle reste difficilement

appréciable, ne peut pas être exclue ; en l’état actuel des données disponibles et au regard de la cancérogénicité avérée des

fibres d’amiante chez l’homme, la toxicité de ces fibres s’exerce selon un mécanisme d’action sans seuil.)

Aucun seuil d’effet sanitaire ne peut être déterminé chez l’homme pour les fibres d’amiante quelle que soit leur nature ou caractère dimensionnel.

Suivant le décret du 4 mai 2012 l’application de la VLEP maximum de 10 f/l moyenne sur 8 heures sera pris en compte à partir du 1° juillet 2015.

Suivant le rapport de l’AFSSET le mode de calcul est fait sur une carrière d’un personne exposée à ce risque amiante.

 

L’Afsset retient le modèle de l’Inserm 1997 (issu de celui de l’US-EPA 1996), après analyse de

l’ensemble des modèles d’excès de risques sanitaires disponibles à ce jour dans la littérature et en considérant des scénarii d’exposition professionnelle, car : il a l’avantage de s’appuyer sur des données de mortalité française ; la supériorité d’autres modèles n’a pas pu être démontrée au regard des limites et incertitudes associées aux méthodes de dérivation aux faibles doses.

Ce modèle a été appliqué à une population de travailleurs exclusivement masculine et une exposition majoritaire à la variété de fibres chrysotile, avec un scénario d’exposition continue à l’amiante (40 heures/semaines et 48 semaines/an soient 1920 heures par an) de l’âge de 20 à 65 ans. Son application conduit ainsi à un excès de risque de mortalité par mésothéliome ou par cancer du poumon rapporté à la population des travailleurs français de.

10-4 pour une concentration d’exposition de 3 fibres par litre (indiquant une probabilité de 1 décès additionnel par cancer du poumon ou de mésothéliome pour

10 000 personnes

exposées à ce niveau de concentration.

10-5 pour une concentration d’exposition de 0,3 fibre par litre (indiquant une probabilité de 1 décès additionnel par cancer du poumon ou de mésothéliome pour

100 000 personnes

exposées à ce niveau de concentration.

 

Donc il serait souhaitable de tenir sur l’ensemble d’une carrière d’un salarié, une représentativité d’une VLEP moyenne sur 8 heures, par processus et niveau d’empoussièrement suivant les différentes phases opérationnelles et avec pour objectif un résultat le plus bas possible.

Etablir sur un tableau l’ensemble des résultats des mesures sur toutes ces phases par processus sur un trimestre, vous  permettrez d’établir une VLEP moyenne sur 8 heures par processus représentative et de pointer le personnel concerné suivant les fiches d’expositions et les processus.

Ainsi vous obtiendrez par la suite une VLEP moyenne sur 8 heures de travail sur une période de 12 mois par salarié tous niveaux concernés et processus.

Autant dire que les stratégies  d’échantillonnage des chantiers tests et de validations devraient convenir parfaitement  pour établir cette VLEP représentative par salarié annuellement afin de transmettre le résultat à tous les acteurs de la prévention.

Mais avant toutes choses et suivant l’article 2 de l’arrêté du 7 mars 2013 l’opérateur doit posséder un test de morphologie valide afin de pouvoir utiliser le FPA de L’ APR pour prendre en compte le calcul de la VLEP.

 

 

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